Rouler vert, et simplicité volontaire - Wanda Mixon

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Rouler vert, et simplicité volontaire

Rouler vert, et simplicité volontaire - Wanda Mixon

Le début des années 2000, a amené beaucoup de discussions sur la mondialisation, la globalisation, et sur comment les méchants capitalistes allaient détruire la terre sous peu. L’urgence d’agir était immédiate, les manifestations étaient nombreuses et violentes. Pourtant, nous sommes maintenant en 2015, et le système est toujours le même, et la terre souffre toujours autant, sinon plus. Où sont rendus tous ces gens qui criaient à la simplicité volontaire ? Les voitures électriques et l’énergie solaire, mangez local, les villes cyclables ? Tout ça est encore en développement, mais ça avance, et nous le verrons lors de cette décennie. Si les gouvernements pouvaient ajouter quelques incitatifs dans la planification fiscale des ménages, les habitudes de consommation, et de transport des gens pourraient évoluer rapidement. C’est drôle comment lorsqu’on touche aux portefeuilles des gens, ils écoutent beaucoup plus tout d’un coup, et ils s’activent !

Par exemple, une ville d’un certain pays scandinave, a offert un gros crédit d’impôt à tous ceux qui achetaient une voiture électrique, et a augmenté les taxes sur les voitures régulières. La ville voulait atteindre 6 000 voitures électriques sur son territoire, afin de rentabiliser le réseau de bornes d’électrification. Eh bien, il y a eu 60 000 achats, soit dix fois plus que prévu ! Cet exemple démontre que les gens sont prêts à devenir davantage écoresponsables, ils leur manque qu’un petit coup de pouce pour passer à l’action. Il faut comprendre qu’une ville hésite à investir dans des bornes électriques, s’il n’y a pratiquement pas de voiture électrique sur son territoire, c’est tout à fait logique. Mais de l’autre côté, les gens ne veulent pas acheter cette voiture, s’il n’y a pas d’endroit où la recharger. Qui commencera donc ? Les villes ont les moyens, et une grande part de responsabilité, elles devraient davantage miser sur les énergies vertes.

Les villes ne veulent évidemment pas décourager la consommation de leurs citoyens, car elle fait vivre les commerces, les restaurants, les services, et tout le reste, mais un mode de vie plus minimaliste aiderait beaucoup notre pauvre planète qui s’engloutit dans nos déchets. Nous consommons tellement de suremballages, de nombreux produits inutiles et pollueurs, la voiture à tout prix, de la nourriture gaspillés tous les jours et bien plus. Tout ça ne disparaît pas parce qu’on le met dans la corbeille au chemin chaque semaine. Les dépotoirs débordent, alors les villes envoient leurs déchets ailleurs. Un jour, il n’y aura plus d’ailleurs, il faudrait bien se réveiller avant d’arriver là.